Recevoir toutes les nouveautés
De l'extraction guidée à la mise en esthétique immédiate : le déroulé complet d'un cas à haute exigence esthétique.
En fin de thérapeutique parodontale, ce patient s'était vu proposer un bridge complet transvissé. Le Dr Joel Batoca Da Silva retient une autre option : un bridge limité au secteur antérieur, porté par quatre implants, avec extraction, comblement, greffe et mise en esthétique immédiate réalisés dans le même temps opératoire.
Le cas est documenté de la situation initiale au contrôle à cinq mois : bilan et planification, protocole chirurgical, gestion des tissus mous et résultat esthétique.
Le contexte clinique
Le bilan initial ne laisse pas de place au doute sur le pronostic des dents antérieures :
- Parodontite stade III/IV, grade B
- Perte d'attache verticale et horizontale de 13 à 23
- Alvéolyse complète de la 11
- Bonne hygiène et forte motivation en fin de traitement parodontal
Ce dernier point est déterminant. Une réhabilitation implantaire dans un contexte post-parodontal n'est envisageable que sur un terrain assaini et un patient observant — sans quoi le risque de péri-implantite reprend le dessus à moyen terme.

Vue intra-buccale, sourire forcé : récessions marquées et asymétrie des collets sur le bloc antérieur.
Étape 1 : le bilan radiographique et l'analyse 3D
L'examen panoramique confirme l'atteinte : mobilité de 13 à 22, perte osseuse verticale et horizontale, alvéolyse complète de la 11 et multiples couronnes en place.

Panoramique pré-opératoire : perte osseuse verticale et horizontale sur l'ensemble du secteur antérieur.
L'analyse tridimensionnelle sur CBCT permet ensuite de positionner les axes implantaires 13, 12, 21 et 22 en tenant compte à la fois du volume osseux résiduel et du projet prothétique final. C'est cette double contrainte — os disponible d'un côté, position de la future dent de l'autre — qui structure toute la planification : la position prothétique se définit avant l'implant, pas l'inverse.
À noter : la 11 est extraite mais ne reçoit pas d'implant. La réhabilitation étant conçue comme un bridge, elle est restaurée en intermédiaire de bridge, porté par les implants adjacents.

Planification des quatre axes implantaires dans le logiciel Inventeeth, avec safe zone à 1,5 mm et contrôle simultané sur les coupes CBCT.
Étape 2 : extraction, ROG et pose implantaire guidée
Le temps chirurgical réunit en une seule séance l'extraction des 13, 12, 11, 21 et 22, le comblement osseux, l'apport de conjonctif enfoui et la pose des quatre implants, avec mise en esthétique immédiate.

Situation pré-opératoire — les niveaux de collets de 13 à 11 diffèrent nettement de ceux de 21 à 23.
L'intervention est menée en chirurgie guidée, avec tunnelisation de 14 à 23 — une approche qui limite le décollement et préserve la vascularisation des tissus, point critique en secteur antérieur.
Les implants Biotech sont posés sous guidage :
SiteImplant13Ø 4,2 × 12 mm12Ø 3,6 × 12 mm21Ø 4,2 × 10 mm22Ø 3,6 × 12 mm
La combinaison de la tunnelisation, de l'attention portée aux profils d'émergence, de multiples techniques de ROG, des apports de tissu conjonctif et de sutures en suspension permet une gestion tissulaire optimale.

Sticky bone 50/50 et greffon conjonctif prélevé au palais et à la tubérosité, avec membranes PRF.
Le matériau de comblement associe un sticky bone 50/50, du conjonctif prélevé au palais et à la tubérosité, ainsi que des membranes PRF — une association qui accélère la cicatrisation des tissus mous tout en sécurisant la régénération osseuse péri-implantaire.
Étape 3 : la gestion des tissus mous
C'est le point le plus délicat du cas. Le profil d'émergence de la 13 est retravaillé sur le bridge provisoire avant la capture des piliers, afin de guider la maturation gingivale dans la bonne direction dès les premières semaines.

Essai du bridge provisoire — profil d'émergence de la 13 retravaillé avant capture des piliers.
Une greffe de conjonctif enfoui est ensuite mise en place pour combler l'espace inter-implantaire et tenter de restaurer une papille entre les futures couronnes — la zone où l'échec esthétique se joue le plus souvent en implantologie antérieure.

Greffe de conjonctif enfoui et sutures en suspension : tentative de reconstruction papillaire.

Post-opératoire immédiat, après mise en esthétique.

Contrôle à J+12 : cicatrisation muqueuse en cours, sans déhiscence.
La gestion des tissus péri-implantaires conditionne ici autant le résultat final que l'ostéointegration elle-même.
Étape 4 : le contrôle à 5 mois
À cinq mois, le contrôle radiographique confirme l'intégration des quatre implants. La vue occlusale montre les piliers en place, prêts pour la prise d'empreinte finale.

5 mois post-opératoire : résultat esthétique avec restitution des volumes gingivaux.

Panoramique de contrôle : intégration des quatre implants confirmée.

Vue occlusale, piliers en place, prêts pour la prise d'empreinte finale.
Ce que ce cas nous apprend
Ce cas du Dr Joel Batoca Da Silva illustre une réalité de l'implantologie antérieure : le succès ne se joue pas au moment du forage, mais bien en amont, dans la planification. Extraire cinq dents, combler, greffer et poser quatre implants dans le même temps opératoire n'est envisageable que si la position de chaque implant a été validée en 3D par rapport au projet prothétique final.
Dans un secteur où le volume osseux est réduit, où la tunnelisation limite la visibilité directe et où l'exigence esthétique laisse peu de marge, le guidage chirurgical est ce qui rend l'ensemble reproductible.
Découvrir comment la chirurgie guidée Inventeeth sécurise la planification de ce type de cas

.png)






